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Musique

De la croissance, des emplois et du plaisir...

Synthèse

C’est l’une des pratiques culturelles préférées des Français. Les statistiques sont là pour le prouver : chaque français écoute en moyenne plus de 6 heures de musique par semaine, les concerts et les festivals ne cessent d’augmenter leur fréquentation, tout comme les radios musicales ou les sites de streaming dont l’audience se multiplie… Nombreux sont ceux qui pensent que la filière musicale est en crise depuis la chute du disque. Bien au contraire, il s’agit d’une filière économique de poids, qui s’est très tôt emparée du numérique pour l’intégrer à toute sa chaîne de production et de diffusion. Premier bien culturel consommé sur Internet, la musique représente une industrie dont le chiffre d’affaires avoisine les 8,6 milliards d’euros et qui fait travailler plus de 240 000 personnes. La filière musicale couvre un champ très vaste d’activités, dont la globalité est rarement prise en compte se limitant souvent à celle de la musique enregistrée.

Focus

Les quatre pôles de la musique

Ce panorama propose pour la première fois une vision globale de l’univers et des marchés musicaux.

> Les métiers de la création : Auteurs, compositeurs, éditeurs, artiste interprètes, musiciens, techniciens et fabricants d’instruments composent les premiers maillons de la chaîne. Près de 200 000 personnes vivent ainsi en totalité ou en partie d’activités qui concourent à la création musicale.

> La production et la distribution de musique enregistrée : dans un contexte de mutation profonde, les producteurs ont maintenu un niveau de production locale important ; ils ont numérisé l’ensemble de leurs catalogues pour les mettre à la disposition du public et désormais plus de la moitié des achats de musique s’effectuent en ligne.
Les modes de distribution de musique se sont diversifiés : aux points de ventes traditionnels de disques et aux services de vente à distance sont venus s’ajouter une trentaine de plateformes de téléchargement et de streaming qui proposent des offres diversifiées et innovantes.

> Le spectacle vivant musical : ce secteur représente 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires (musiques actuelles et musique classique). Il dynamise le spectacle vivant et est devenu l’un des terrains essentiels pour l’émergence et la reconnaissance d’artistes.

> La diffusion, la découverte et l’écoute de musique : radios musicales, télévisions musicales, discothèques, ventes de matériel audio, presse spécialisée… sont des lieux et des canaux privilégiés de diffusion de musique qui tirent leur valeur économique de la musique.

Le plus

La France bénéficie d’un maillage unique de conservatoires de musique : 98 à rayonnement départemental, 41 à rayonnement régional, et 2 conservatoires nationaux (Paris et Lyon). Ces lieux d’enseignement disposent d’un budget de 477 millions d’euros et emploient plus de 9 300 enseignants dont plus de 90% en région.

Ils l'ont dit

« L’Europe et la France doivent défendre leurs champions numériques, qui sont aujourd’hui ceux qui créent du contenu (Deezer, Spotify, Ubisoft, Universal, Hachette,…) Nous n’avons pas su défendre, en son temps, l’industrie des telecoms et nous ne pourrons plus créer des Apple, des Samsung ou des Google européens. Il est donc temps de défendre nos industries numériques, qui sont des industries culturelles, créatrices de contenu, de valeurs et d’emplois. Cela passe, entre autres, par la remise en cause de l’exception numérique qui offre aux géants d’Internet (Itunes, Amazon) des conditions de dumping fiscal, incompatibles avec la protection des biens culturels ».
Jean-Noël Tronc –Directeur général de la Sacem

« La place qu’occupe la musique dans notre vie quotidienne et son rayonnement culturel à l’étranger sont beaucoup plus considérables que la seule taille de notre secteur. Le déplacement de la consommation de musique vers l’immatériel et ses conséquences économiques induites offrent à terme des perspectives intéressantes pour sortir de la crise. Faut-il rappeler les enjeux liés au développement du numérique sous toutes ses formes ? Un formidable relais de croissance pour l’ensemble de notre économie, davantage d’emplois directs et indirects, plus de fiscalité pour le budget de l’Etat,… »
Stéphan Bourdoiseau, Président de l’UPFI