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Jeux vidéo

Le jeu vidéo français, un champion à l'exportation !

Synthèse

Les jeux vidéo sont les véritables leaders des exportations parmi les secteurs culturels marchands. Ils réalisent 80% de leur chiffre d’affaires à l’étranger. Sans les exportations, ce marché se place à la troisième place européenne derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Son chiffre d’affaires enregistre une croissance annuelle de 6 à 10%, et ce même dans un contexte de crise.

Les Français jouent de plus en plus, quelles que soient les catégories de population, sans distinction sociale, de sexe ou d’âge. Le taux d’équipement des foyers a évolué en même temps que l’offre d’écrans (tablettes, smartphones…) s’est élargie, multipliant le nombre de joueurs par 3 en 10 ans. Les jeux en ligne se développent, modifiant les modes de consommation, même si les ventes physiques représentent encore la moitié des ventes du secteur.

Les entreprises françaises ont su s’adapter à ces évolutions et sont devenues en quelques années des références sur le marché mondial. Les prochains mois modifieront le paysage du secteur et relanceront l’industrie du jeu vidéo avec la sortie d’une nouvelle génération de consoles.

Focus

Les champions Européens du secteur

La France s’est rapidement imposée sur le marché mondial comme un des acteurs phares du secteur des jeux vidéo. Les entreprises françaises ont su notamment adapter leur savoir-faire selon les marchés visés. Depuis le début des années 1980, la France est réputée pour la qualité de ses productions pour consoles.

La dématérialisation du marché a permis à certaines entreprise de devenir rapidement des leaders en matière de jeux vidéo sur les réseaux sociaux et mobiles. La société Pretty Simple est devenue en seulement trois ans le 2ème éditeur mondial de jeux sur Facebook. Le jeu vidéo a cette capacité à faire émerger des champions internationaux très rapidement, comme Ubisoft qui est devenu le 3ème éditeur de jeux vidéo mondial en seulement 20 ans…

Le plus

Le « social gaming » est le futur des jeux vidéo. Il est apparu grâce aux réseaux sociaux. Ces jeux sociaux sont devenus en quelques années l’un des segments les plus dynamiques du secteur. Ils ont permis à l’industrie du jeu vidéo d’être le premier secteur à avoir embrassé avec succès la monétisation : l’émergence de paiement à l’acte, le micro-paiement, offre au joueur une première expérience de jeu gratuit, qu’il est possible de compléter par des paiements ponctuels.

Ils l'ont dit

« Depuis une quarantaine d’années, la France est une nation pionnière et leader de l’industrie du jeu vidéo. La création française est extrêmement réputée à travers le monde, tant d’un point de vue technique qu’artistique, grâce à l’excellence de nos écoles d’ingénieur et artistiques. Ubisoft est ainsi aujourd’hui le 3ème éditeur de jeux vidéo dans le monde avec 26 studios dans 19 pays et plus de 80% de la production réalisée en France est destinée aux marchés étrangers. »
Nicolas Gaume – Président du SNJV (Syndicat national du jeu vidéo)

« Cette réussite industrielle se traduit par une croissance rapide et continue de l’équipe. De 2 personnes en 2010, l’équipe est passée à 40 personnes au premier semestre 2013, et atteindra 80 personnes d’ici la fin 2014. Les emplois créés, très qualifiés et en CDI dans leur immense majorité, permettent à Pretty Simple de créer ses jeux de A à Z dans son studio parisien. Une fois ses jeux créés, Pretty Simple les publie dans le monde entier. Son dernier jeu en date, Criminal Case, est devenu 6 mois après sa sortie le 2ème jeu le plus joué au monde, regroupant 40 millions de joueurs pour le seul mois de juin 2013. Sur Criminal Case, Pretty Simple réalise plus de 95% de ses ventes à l’export, pour un volume global estimé supérieur à 10 millions d’euros en 2013. »
Bastien Cazenave et Corentin Raux – cofondateurs de Pretty Simple

« Le casual gaming, le jeu sur smartphone ou sur tablette, constitue une concurrence moins en revenus que sur le temps passé à jouer, le temps consacré aux jeux vidéos dans une journée étant limité. Cependant, beaucoup de joueurs qui n’ont jamais eu recours aux consoles de jeux y viennent grâce au casual gaming, dont ils atteignent les limites et souhaitent aller plus loin dans leur expérience de jeux vidéo. »
Philippe Cardon – Directeur Général France et Bénélux Sony Playstation